Culture

Historique

C’est en 1903 qu’un groupe de citoyens des paroisses de Sainte-Croix, Saint-Flavien, Saint-Édouard, Saint-Apollinaire et Saint-Antoine-de-Tilly s’organise afin de faire une demande à l’évêché pour l’érection d’une nouvelle église. Monseigneur Eugène C. Laflamme répondant positivement, la paroisse de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur-d’Issoudun verra le jour. Ce nom est ainsi donné en l’honneur des révérends pères Missionnaires du Sacré-Cœur en provenance d’Issoudun dans l’Indre, en France, arrivés au Québec en l’an 1900. Ce n’est qu’en 1909 que la paroisse fut reconnue canoniquement, après que des paroissiens aient envoyé une requête en ce sens.

La première messe de la nouvelle paroisse fut célébrée par l’abbé J.F. Thibodeau, desservant, le 15 juillet 1903 dans la maison de Xénaphon Pouliot (aujourd’hui, maison de Gilles Pouliot). Le premier curé désigné pour prendre en main l’avancement de la nouvelle paroisse fut l’abbé J.B. Arthur Poulin qui chanta sa première messe le 4 octobre 1903 dans le presbytère nouvellement construit. Le 24 octobre 1904, il eut l’honneur de célébrer une messe dans l’église pour les 88 familles de la nouvelle paroisse. Le 4 août 1910, les travaux étant à peine terminés, la foudre s’attaqua à l’église et la réduisit en cendres. Ce n’est que le 10 septembre 1911 que les paroissiens purent à nouveau assister à la messe à l’intérieur, bien que la finition ne soit pas terminée.

Le premier maire fut Xavier Fortier qui habitait au 271 rue Principale. C’est là que se tinrent en 1909 les premières séances du conseil municipal. Pendant plusieurs dizaines d’années, les réunions du conseil eurent lieu à différents endroits, dans des maisons privées, dans le sous-sol de l’église et dans l’ancien hôtel de ville que l’on construisit en 1991 près du chalet des loisirs.

Les premières écoles virent le jour au début du 20e siècle. La commission scolaire d’Issoudun fut formée afin de voir à l’instruction des enfants et huit écoles élémentaires furent bâties et distribuées sur tout le territoire. Le 10 novembre 1961, il fut proposé par les commissaires de construire une nouvelle école centralisée, tout près de l’église, école qui fut utilisée dès l’année scolaire 1963-1964. C’est en 1992 que la commission scolaire décide de fermer l’école pour dénatalité. Elle sera rachetée en 1998 par la municipalité qui la transformera en l’actuel hôtel de ville en 2004.

Tragédie aérienne
Le 11 août 1957, vers 14h15, un avion Douglas DC-4 de la compagnie Maritime Central Airways en provenance de Grande-Bretagne s’écrase à Issoudun, tuant sur le coup les 73 passagers et les six membres de l’équipage. L’appareil avait été nolisé par les Imperial Veterans of Toronto et effectuait la liaison entre l’Angleterre et Toronto. Il transportait des vétérans accompagnés des membres de leur famille. Il s’est abîmé sur un terrain situé entre le 5e rang d’Issoudun et le 4e rang de Saint-Édouard.

Cette tragédie a marqué la paroisse d’Issoudun et la mémoire de bien des Québécois puisqu’elle constituait à l’époque le plus grave accident d’avion enregistré dans les annales de l’aviation canadienne. On avait alors attribué la cause de l’accident à une surcharge de l’appareil. En outre, une terrible tempête de pluie faisait rage ce jour-là. Après la tempête, deux avions furent envoyés pour survoler le boisé où avait eu lieu l’écrasement et trois parachutistes constatèrent rapidement l’ampleur de la tragédie : le secteur marécageux était jonché de débris de toutes sortes et il n’y avait aucun survivant.

La police, l’armée et l’aviation isolent le site et installent un périmètre de sécurité. Ils doivent vider l’eau qui emplit le cratère pour dégager ce qui reste de la carlingue enfoncée à plus de 8 mètres dans le sol trempé. C’est à l’aide d’une pelle et d’un bélier mécaniques que l’on libère les corps et les débris. La force de l’impact et l’explosion de l’appareil les ont projetés sur de grandes distances : une hélice a été retrouvée à 250 mètres de là. Aujourd’hui, il n’existe plus aucune trace de cette tragédie, la végétation ayant complètement recouvert l’endroit.

Le 11 août 2000, à 14h45, s’est déroulé le dévoilement d’un monument en mémoire des 79 personnes qui ont péri dans l’écrasement de l’avion. La stèle repose dans le cimetière paroissial et porte le nom des disparus.

Moulin à scie à vapeur
(http://irepi.ulaval.ca/fiche-gilles-ferland-370.html)
À l’origine, en 1885, le moulin, propriété de M. Honoré Ferland, était un moulin à l’eau et il était situé dans le 6e rang au bord de la rivière. En 1910, son fils, M. Herménégilde Ferland, décide de déménager la bâtisse au cœur du village, à l’endroit où il est situé actuellement, au 295 rue Principale. Le moulin doit alors être transformé en moulin à vapeur. C’est M. Ferland qui scie gratuitement tout le bois nécessaire à la construction de la première et de la deuxième église de la paroisse. De plus, il avait prévu alors une installation pour moudre le grain que les cultivateurs apportaient. Il fabriquait également des bardeaux de cèdre qu’il vendait aux commerces.

En 1943, son fils, M. Paul Ferland prend les affaires en main. L’entreprise se développe et des employés sont engagés pour pouvoir maintenir le rythme de la demande de plus en plus forte. Été comme hiver, ce sont cinq employés qui y travaillent jusqu’à quinze heures par jour, et ce, six jours par semaine. Le moulin fonctionne avec les résidus de la coupe : il est donc économique et écologique.

Paul passe la relève en 1991 à son fils Gilles. Aujourd’hui, le moulin à vapeur fonctionne occasionnellement mais toujours comme jadis : le travail se fait encore sur le banc de scie et avec les mêmes deux raboteuses utilisées au moulin depuis le tout début. Les résidants qui habitent près du village peuvent encore entendre les sifflets de vapeur qu’on fait aujourd’hui siffler pour le plaisir de se remémorer le bon vieux temps mais qui à l’origine chantaient à l’ouverture du moulin le matin, pour aviser les cultivateurs, ayant du bois à fendre, de l’ouverture. Même les cultivateurs qui étaient aux champs pouvaient alors venir faire scier leur bois…

Ce vieux moulin à scie est l’un des derniers au Québec à fonctionner encore à la vapeur. Il est plus que centenaire. Le propriétaire actuel souhaite obtenir que le lieu soit classé site historique et a rédigé un plan d’affaires à cet effet qui a permis au moulin d’être le coup de cœur d’un concours provincial qui s’est déroulé en 2001.

Ces textes sont des abrégés de textes tirés du livre du centenaire d’Issoudun, réalisé en 2003 par les membres du comité du livre : Gilles Pouliot, Diane H. Croteau, Laurence Croteau, Johanne Gosselin, Brigitte Verner, Geneviève Bilodeau, Julie Beaudet et Jean-Guy Croteau. Plusieurs autres collaborateurs s’ajoutent à cette équipe.

Armoiries

Blason : « D’azur, à cinq épis de blé liés d’or, accompagné en chef à dextre d’une croix latine d’argent, en senestre d’une fleur de lys du même et en pointe d’une lame de scie circulaire de même percée du champ. »

Devise : « Fierté et loyauté »
La devise « Fierté et loyauté » exprime une foule de sentiments en deux simples mots.

Fierté : La fierté des gens d’ici, l’attachement à nos terres où nous cultivons les traditions ancestrales, fierté qui se transmet encore aujourd’hui dans le courage, la détermination et la satisfaction du devoir accompli.

Loyauté : La loyauté, riche sentiment qui affirme notre fidélité à nos racines, notre dévouement à maintenir, dans l’honneur et l’intégrité, le patrimoine que nous ont légué les anciens.

Auteur de la devise : Joseph Payeur
Réalisation du dessin héraldique : Jean Pelletier
Forme : Le dessin héraldique prend la forme d’un ancien écu français.
Conception graphique : Johanne Gosselin

Les armoiries sont le reflet de notre paroisse. Chacun des éléments (meubles) et chacune des couleurs (émaux et métaux) ont été choisis avec soin et sont riches d’un symbolisme qui trace l’évolution de cent ans d’histoire.

Symbolisme des meubles

Cinq épis liés d’or

Les cinq tiges de blé représentent l’origine de notre paroisse qui a été formée en 1903 de la fusion d’une partie du territoire de cinq paroisses avoisinantes : Saint-Edouard, Sainte-Croix, Saint-Antoine-de-Tilly, Saint-Apollinaire et Saint-Flavien. Le lien d’or exprime cette fusion.

Les cinq rangs parcourant notre paroisse se retrouvent également dans ce symbole des cinq tiges : le rang Bois-Franc-Pierriche, le rang Bois-Franc, le rang de la Plaine, le 5e rang et le 6e rang.

Le blé rappelle aussi l’importance de l’agriculture dans notre paroisse. Le blé, c’est aussi la vie, la vitalité. Il est étroitement lié à la richesse de la terre et donc au travail accompli.

La croix latine

Elle commémore l’influence de la religion catholique et met en valeur notre église.

Elle rappelle la foi qui a soutenu nos pionniers et qui est encore au cœur de notre vie paroissiale. Elle représente également les cinq croix de chemin qui existent encore en cinq lieux de notre paroisse.

La Fleur de lys

Elle symbolise nos racines françaises et fait référence à notre culture québécoise. Cette fleur est également un symbole de pureté et d’intégrité.

La lame de scie

Bien que le moulin à scie appartienne à une famille souche, il constitue un monument important qui représente notre municipalité. La scie symbolise le moulin. C’est l’une de nos richesses puisqu’il est un des rares moulins à scie à vapeur encore en fonction dans la province.

Les feuilles d’érable

Douze feuilles d’érable soutiennent l’écu. L’érable est le symbole de notre pays, le Canada, mais il s’avère aussi un bois solide et résistant, qui n’est pas sans rappeler nos ancêtres et les quelques érablières qui garnissent aussi notre paysage.

Elles représentent également les douze routes qui sillonnent notre paroisse : la route Lucieville, la route Frenette, la route 271, la route de la Pointe-du-jour, la route de l’Église, la route des Baron, la route de la Plaine Nord, la route de la Plaine Sud, la route Marigot, la route du Tunnel, la route des Crêtes et la route de la Seigneurie.

Symbolisme des couleurs

Bleu (azur) : Symbolise la loyauté, la persévérance, la paix. Il rappelle la couleur du voile que porte la Vierge Marie, aussi appelée Notre-Dame du Sacré-Cœur, soit le nom de notre paroisse, qui nous vient de la France.

Rouge (gueules) : Énergie, amour et force. Des couleurs dynamiques

Or : Soleil, valeurs spirituelles, foi, prospérité et charité

Argent : Sagesse, richesse, pureté et lumière

Souvenirs

La paroisse d’Issoudun a fêté son 100e anniversaire de fondation en 2003. Pour l’occasion, plusieurs objets promotionnels ont été fabriqués dont des crayons, des tasses, des épinglettes. Si vous désirez en obtenir, contacter le bureau municipal au 728-2006.

Un livre souvenir a également été réalisé par un comité de citoyens. Ce livre rappelle cent ans d’histoire et présente plusieurs familles d’Issoudun. Nous avons encore quelques exemplaires disponibles en liquidation au coût de 25$

Halte patrimoniale

Une halte aménagée devant le centre communautaire (268 rue Principale) accueille les visiteurs de passage.

Des bancs, tables à pique-nique, abreuvoir, installations sanitaires et support à vélos sont sur place pour les besoins des visiteurs. Ils pourront s’y restaurer tout en ayant accès à des panneaux d’interprétation de l’histoire d’Issoudun.

Bibliothèque La Rêverie

La bibliothèque municipale La Rêverie est située au 268 rue Principale, entrée côté est. Elle offre un service de prêt de livres aux résidents de la municipalité.
Tél. 418-728-9061

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Responsable:
Mme Nicole Deschênes
No. Téléphone : 418-728-3140

Heures d’ouverture
Mercredi : 19h00 à 21h00
Samedi : 9h00 à 11h00

Comme la bibliothèque est membre du Réseau BIBLIO de la Capitale Nationale et de Chaudières-Appalaches, il est possible de demander des livres que la bibliothèque ne possède pas en contactant Mme Rosaline Croteau au 418-728-3701.

Si vous désirez devenir bénévole à la bibliothèque, contactez la responsable au 418-728-3140.

Lire, un cadeau pour la vie
Les enfants de 2 à 4 ans et leurs parents sont invités au lancement des trousses «Lire, un cadeau pour la vie» le 20 décembre 2015 de 10h à 12h lors du Brunch familial à l’édifice municipal. Des histoires seront racontées par de jeunes adolescents à la bibliothèque lors de cette journée. Il s’agit d’une sélection de 25 trousses, comprenant un livre et un cahier d’animation pour encourager la lecture des enfants de 2 à 4 ans pour le plaisir de lire. Ce projet créé par le service de la recherche et du développement de la Commission scolaire Beauce-Etchemin en collaboration avec Priorité enfants Lotbinière a comme objectifs de :

Outiller les parents dans la stimulation et le développement de son enfant.
Favoriser la maturité scolaire des enfants de 2 à 4 ans.
Transformer la façon de lire un livre pour le parent en lui donnant des exemples d’activités.
Les valises voyageuses
Les quatre valises voyageuses s’adressent aux enfants de 0 à 5 ans. Vous vivrez des moments magiques en famille, en empruntant ces jolies valises remplies de livres variés (albums, documentaires, livres- audio…).

Concours:

En empruntant les valises, les enfants de 0 à 7 ans peuvent participer au concours en dessinant un élément d’un livre qui les a marqué. Ce peut être un personnage, une scène… En rapportant le dessin à la bibliothèque, une bénévole vous remettra un coupon de participation. Le tirage d’un livre aura lieu le 30 avril 2016. Merci à la Caisse Populaire Pointe Platon pour avoir subventionné l’achat de ces livres. Bonne lecture en famille!

Exposition de Madame Marie Laberge
Vous êtes invités à venir voir l’exposition d’aquarelles de Madame Marie Laberge, poète et artiste peintre à la bibliothèque heures d’ouverture. Madame Laberge a étudié à l’école des beaux-arts de Québec à l’Université Laval. L’exposition se déroulera jusqu’au 2 mars 2016.

Une naissance, un livre
Donnez à bébé le goût des livres et de la lecture avant même qu’il ait un an! Abonnez-le à la bibliothèque et recevez un ensemble-cadeau (un livre, un cd, un guide pour la suggestion de lecture et un magazine). Offrez-lui un cadeau des plus précieux: le goût des livres et de la lecture! Pour les tout-petits, la lecture est un moment magique, habité par une voix rassurante qui raconte des histoires merveilleuses. Elle ouvre la porte de l’imaginaire… Ce programme s’adresse à tous les nouveau-nés de la municipalité, donc si vous êtes les heureux parents d’un poupon, il s’agit de passer à la bibliothèque aux heures d’ouverture (entrée côté est de l’édifice) pour recevoir votre présent et une carte d’abonné pour votre enfant. C’est un cadeau qui embellira toute sa vie! Bonne lecture en famille!

Heure du conte
L’heure du conte est organisée à quelques reprises pendant l’année pour les enfants de 3 à 5 ans accompagnés d’un adulte. Une histoire est contée, des activités et/ou un bricolage ont lieu également pendant cette heure. L’entrée est gratuite. Pour information et inscription, contactez Caroline Lacasse au 418-728-9128.

Musée Isidore-Boisvert

Le musée Isidore-Boisvert est situé au 2e étage du centre communautaire au 268 rue Principale. On y présente environ 150 miniatures d’instruments aratoires d’époque et autres carrioles, corbillards etc.; tous réalisés par défunt M. Isidore Boisvert qui a légué sa collection à la municipalité. Toutes les miniatures sont accompagnées de textes explicatifs et un montage vidéo mettant en scène des gens du coin racontant des anecdotes «du bon vieux temps» peut être visionné sur place.

N.B. Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité très réduite.

Coûts :
3$ / adulte
2$ / personne pour les groupes de plus de 10 personnes
Groupes scolaires : gratuit

Heures d’ouverture :
Lundi, Mardi et Mercredi: 9h à 11h30 et 14h à 16h
Jeudi et Vendredi: 9h15 à 11h30 et 14h à 16h
Samedi et Dimanche : Fermé

Présentez-vous au bureau de poste, sur place en semaine pendant les heures d’ouverture.
Visites de groupes aussi disponibles les fins de semaine sur réservation.

Contact:
Pour réserver, contactez le bureau municipal au 418-728-2006.

Un conte pour Issoudun

Mme Chantal Jacques, petite-fille du forgeron M. Joseph Demers et fille de Mme Réjeanne Demers a offert à la municipalité d’Issoudun, un conte qu’elle a écrit et dont l’histoire se déroule à Issoudun au début du XXe siècle. S’adonnant à l’écriture depuis quelques années; Mme Jacques a été publiée à trois reprises dans la revue littéraire La Bonante.
Un conte étant un récit d’aventures imaginaires destiné à distraire, celui-ci ne déroge pas à la règle. Bien que l’église fût incendiée en 1910, et que son grand-père s’est installé au village en 1915, elle s’est permise d’unir ces deux éléments dans le conte.
Son grand-père racontait : un soir qu’il raturait la dette d’un défunt homme dans son livre de comptabilité, le spectre de celui-ci est apparu se culpabilisant de n’avoir pu payer son grand-père avant de mourir. On peut y croire ou non… le forgeron était un homme intègre, mais il aimait aussi taquiner et plaisanter.
En écrivant ce conte, Mme Jacques désirait contribuer à sa façon au patrimoine de notre charmant village.

Où est donc Albert?

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